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De quelle manière s'exercera le nouveau code de la route en Octobre 2010 ?

Théoriquement à partir du 1er octobre, les conducteurs seront soumis à un contrôle plus rigoureux, voire plus sévère, mais faisant appel à des technologies nouvelles (radars, terminaux pour permis électroniques, réglementation des lieux de contrôles et identification des agents de contrôle). Or, à l’heure actuelle, personne ne dispose d’informations ni sur la manière, ni sur le matériel qui servira à ce contrôle. Et comme le précise un transporteur, «à moins que le ministère ne dispose d’une stratégie cachée qui sera dévoilée à la dernière minute, on ne voit pas comment le contrôle se déroulera sur le terrain».

Et qui dit contrôle, dit amendes. Et à ce sujet, dans la mesure où le nouveau code de la route accepte tous les modes de paiement, les usagers contrevenants pourront-ils payer leur amende transactionnelles par chèque ou carte bancaire ? Ou alors les agents vont-ils continuer à exiger le paiement en espèces, ce qui ne va pas éliminer les marchandages et autres transactions illicites.


Mais le gros problème auquel les professionnels du transport n’ont pas encore de réponse, c’est celui de la carte professionnelle, obligatoire en plus du permis, pour les conducteurs de poids lourds.
A partir du 1er octobre, tous les nouveaux détenteurs de permis poids lourds ne pourront pas, comme c’était le cas avant, conduire un véhicule s’ils n’ont pas suivi une formation qui leur donne accès à cette profession. Sur ce chapitre, les transporteurs affirment n’avoir aucune visibilité. En effet, se demandent-ils, qui va assurer cette formation et par quels moyens humain et matériel et comment cette carte professionnelle sera-t-elle conçue ? Autant de questions qui restent sans réponse. Et ceci sans parler des conducteurs en exercice qui devront au bout de cinq ans d’activité suivre une formation. Là encore, les éléments de réponse font défaut.


Enfin, s’agissant du permis à points, et là, cela concerne également les conducteurs particuliers, on se demande comment va se faire la transition entre l’ancien et le nouveau permis, comment et par quels canaux seront inscrits les points sur les anciens documents. D’autre part, comment un simple conducteur contrevenant pourra-t-il récupérer les points perdus après avoir suivi une formation de sensibilisation sur les accidents de la route. Du reste, peu de titulaires d’anciens permis de conduire ont changé leur ancienne licence de conduite contre un permis à puce pour la simple raison que l’opération n’est pas gratuite et coûte autour de 500 DH. Beaucoup de questions auxquelles nous avons tenté d’avoir des réponses de la part du ministère du transport et du Comité national de prévention des accidents de la circulation. Pas de réponse pour le moment. Pourtant le 1er octobre c’est dans un mois…
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